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PostHeaderIcon Les points clés de la RT 2005

Le secteur du bâtiment a multiplié par deux sa consommation d’énergie en trente ans. En 2003, il consommait 46% de l’énergie produite en France. C’est énorme !
Il y a six ans, on relevait que les 56% de la consommation d’énergie d’un ménage étaient essentiellement liés au chauffage. C’est à peine croyable !

Une évaluation, réalisée à cette époque, relevait que la branche industrielle du bâtiment, en France, était responsable de 25% des rejets de CO2. C’était franchement beaucoup trop !
La collectivité, éveillée (il faut bien le dire) par les associations de défense et de protection de l’environnement, a pris conscience de cette gabegie depuis belle lurette, mais comme souvent les réactions législatives ont tardé à prendre corps. Certains médisants, à l’époque, sont allés jusqu’à dire qu’une sorte de lobbying, mis en place par les industriels, s’était exercé en direction de nos « intègres dirigeants ».
Il a fallu attendre les accords de Rio et de Kyoto, fixant la limitation des gaz à effet de serre, pour que les choses commencent réellement à bouger.
Sans sombrer dans la paranoïa du complot Politico-économico-industriel, où certains aimeraient nous pousser, il faut se féliciter des décrets et arrêtés publiés au JO du 25/05/2006, donnant légitimité, notamment, à la RT (réglementation thermique) 2005.

Désormais, celle-ci concerne tous bâtiments neufs, chauffés à plus de 12°C en résidentiel et en tertiaire dont le permis de construire est déposé à partir du 1er septembre 2006. Alléluia !!!
Les objectifs affichés sont ambitieux, puisqu’il s’agit de réduire de 15% les consommations tous les cinq ans, et d’aller, progressivement à ce rythme, jusqu’à diviser par quatre nos émissions de CO2 d’ici 2040.

Seul bémol à la clé : La complexité de cette RT 2005 !
Il s’agit en réalité d’un immonde maquis jargonneux, constellé de sigles, de paramètres et de formules incompréhensibles aux communs des mortels.

Tentons ensemble de débroussailler ce labyrinthe, que Dédale lui-même n’aurait pas pu imaginer, en allant directement à l’essentiel :

Dans quels cas, précisément, la RT 2005 est-elle respectée ?

1/ Si la consommation d’énergie du bâtiment en question est inférieure à la consommation de référence. Ce qui se traduit par la formule : Cep ≤ Cep réf. (en kWh/m2/an)
2/ Si les consommations de chauffage, refroidissement et ECS sont inférieures aux consommations maximales. Concept résumé par la formule : Cep inférieur ou égal au Cep max défini par la zone climatique.
3/ Si la T° intérieure conventionnelle (Tic) d’été du bâtiment non climatisé est inférieure à la T° de référence. Tic inférieur ou égal au Tic Réf.
4/ Si les caractéristiques techniques minimales sont respectées. Ce qui convient à dire : Respect de Garde-Fous (GF)

Sachez tout de même que :

« La Référence » : Est en réalité, la valeur des coefficients, pour le calcul du bâtiment dit de référence, définie par la norme thermique (règles Th) et qui permet de déterminer la consommation à ne pas dépasser.

« Le Cep » : Est une donnée qui prend en compte le calcul de l’Ubât (les déperditions des parois (U) et les déperditions linéiques ou ponts thermiques, ψ) ainsi que les consommations de chauffage, refroidissement, ventilation, eau chaude, sanitaire et éclairage.

« Le ψ » : Est le coefficient de déperdition déterminant la valeur du pont thermique. Plus il est petit, moins la déperdition est importante.

« Le pont thermique » : C’est à vrai dire le point faible d’un bâtiment où l’isolation est interrompue, laissant ainsi s’échapper les calories.

Vivez cependant paisiblement le rêve de votre future maison…
En soumettant votre projet de construction à un bureau d’études techniques (BET), des spécialistes vous conseilleront sur les meilleurs choix à mettre en oeuvre afin d’optimiser votre système constructif.

Ces conseils se traduiront le plus souvent par :

Un traitement des ponts thermiques et isolation du bâti. Ceci se traduira pour votre construction par un gain sur le Cep réf supérieur à 6%. ( GF : U inférieur ou égal à 0,28 et Uréf = 0,20)
Une VMC double flux hydroréglable. Cet élément vous permettra un gain sur le Cep réf supérieur à 8%.
Une chaudière à condensation (gain sur le Cep réf supérieur à 13%)
Une pompe à chaleur (PAC) non réversible (idem)
Une production d’eau chaude solaire (ECS) par capteur solaire thermique (gain sur le Cep réf supérieur à 13%)
Un ballon d’eau chaude dans le volume chauffé
Une bonne orientation des baies et donc du logement (gain sur le Cep réf supérieur à 5%)
La pose de vitrages peu émissifs (gain sur le Cep réf supérieur à 2%)
Portes et vitrages avec PV ou DTA (procès-verbal ou document technique d’application) donne un gain sur le Cep réf supérieur à 3%
Le respect d’une bonne perméabilité à l’air.

Au-delà de ces éléments, qui permettent de préparer la RT 2010, prochaine étape réglementaire, les professionnels mettent en oeuvre aujourd’hui les solutions techniques de demain, ce qui leur autorise la réalisation de bâtiments à basse consommation (BBC=moins de 50kWh/m2)

(source : www.logement.gouv.fr/IMG/)

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