Le mythe du marquage CE
S’il est une idée fausse, pourtant bien ancrée dans les esprits, qu’il convient de déboulonner, elle concerne encore le marquage CE.
Il faut le répéter à l’envi, l’apposition de la marque CE ne constitue nullement un gage de qualité.
Il atteste simplement que l’élément marqué CE respecte bien les sept exigences minimales fixées par la directive européenne visant les produits de la construction : Résistance mécanique, sécurité incendie, hygiène, santé et environnement, sécurité d’utilisation, protection sonore, économie d’énergie.
Cette directive de 1988 stipule en effet que tout produit qui porte le marquage CE doit pouvoir circuler librement dans l’Union Européenne sans qu’un Etat membre puisse s’y opposer. Elle précise en outre que seuls les produits sont concernés par ce marquage, pas les ouvrages.
Pour le consommateur comme pour le professionnel, ce distinguo est essentiel car, législativement, est considéré comme produit, tout bien mis en commercialisation sur le marché.
Par exemple, au sens de la loi, un artisan qui vend à quelque client que ce soit – particulier ou professionnel – une unité de sa création, mais sans participer lui-même à sa mise en œuvre sur un chantier, commercialise sur le marché un produit, dont il aura obligation d’en obtenir l’agrément CE.
Le label CE ne s’applique donc pas à une grande partie de l’activité artisanale et le consommateur lambda doit toujours, sans inquiétude, accorder sa confiance au vrai professionnel qui mettra en œuvre pour lui le produit commandé, car il l’aura soigneusement fabriqué dans les règles de l’art en son atelier.
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