Après la cafetière italienne made in china qui explose, la chaudière à granulés bois radioactifs
D’immenses étendues forestières bordant les frontières entre l’Ukraine, la Russie et la Biélorussie ont été largement contaminées par la catastrophe écologique de Tchernobyl.
Au grand dam des populations environnantes, ces zones sont encore interdites d’exploitation tant la radioactivité ambiante y est encore importante.
Crise économique, inconscience criminelle, appât du gain font que, quotidiennement une kyrielle de bûcherons improvisés déjouent complaisamment la vigilance des autorités chargées du contrôle de cet immense territoire pollué.
Le bois y est abattu comme si de rien n’était par une cohorte d’insouciants en quête d’un petit job d’appoint faiblement rémunérateur, tant les soubresauts de la crise sont difficiles à supporter dans ces contrées.
Des industriels peu scrupuleux, profitant de la situation, achètent à vil prix ces coupes sauvages. Une très faible quantité de ces bois est malheureusement toujours transformée et mélangée à des bois sains pour alimenter les métiers locaux de la menuiserie, de la charpente, ou de la construction, car les contrôles sanitaires se développent à l’intérieur de ces Etats. Et, même s’ils sont bien moins stricts que ceux, mis en place aux portes de l’Europe, ils permettent parfois de débusquer des taux de radioactivité supérieurs aux normes en vigueur rendant impropre à la consommation ces produits en exposant leurs fabricants et revendeurs à de lourdes sanctions pénales.
C’est pour cette raison que ce marché parallèle s’oriente désormais vers des horizons moins suspects en se tournant notamment vers de nouveaux accédant à l’Union Européenne telle la Lituanie, et des transformations industrielles peu ou pas contrôlés du tout, telle la fabrication de pellets.
Les Italiens en ont récemment fait les frais, puisque la justice romaine vient d’ordonner le rappel de plus de 10 000 tonnes de pellets en provenance de Lituanie dont les analyses ont révélé qu’ils détenaient des doses anormalement élevées de Césium 137. Ce radioélément est très toxique par inhalation de ses cendres et fumées. Sa provenance, du réacteur de la centrale de Tchernobyl, est fortement suspectée.
On rappellera ici que les pellets sont ces petits cylindres de bois compactés servant de combustible dans les chaudières dites à granulés.
