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PostHeaderIcon Le traitement des bois

Le bois en tant que matériau de construction possède d’innombrables qualités techniques, mais c’est surtout un produit « vivant », naturel et sain dont l’utilisation participe à la préservation de l’environnement planétaire.

Dans leur usage pérenne souhaité pour le bâtiment, tous les bois-matériaux ne peuvent cependant être mis en oeuvre sans risques d’agression.
En règle générale, la mise en œuvre du bois dans la construction devrait à chaque fois, faire craindre certaines attaques qui à terme sont susceptibles d’altérer la portance et la structure du matériau.
C’est pourquoi, l’objectif prioritaire des professionnels de la filière est d’abaisser le taux d’humidité des bois commercialisés afin de les préserver de toute infestation de champignons et d’insectes.

Parmi les hôtes peu recommandables, trois sont particulièrement redoutables :
Le termite, le capricorne et la vrillette.

Le termite à lui seul fait l’objet, depuis 2007, d’un plan national de prévention. Certaines régions françaises sont plus touchées que d’autres. Seul le grand Est semble aujourd’hui épargné. Dans les régions à risque, les traitements sont rendus obligatoires.
Si aucun traitement écologique n’est réellement efficace, des solutions naturelles existent pourtant :
- En accord avec nos clients, nous proposons, que les pièces de bois en soubassement puissent être de robinier (naturellement résistant aux termites !)
- Nous préconisons la construction sur pilotis afin que la ventilation et la lumière puissent nuire à ces insectes, et nous veillons à la protection des bâtiments contre toute humidité intérieure et extérieure.
- Dans les zones à risque, nous recommandons l’implantation des bâtiments à une quinzaine de mètres de tout arbre. Nous conseillons des traitements à base de pyréthrinoïdes et la pose sous fondation d’un Termifilm de polyéthylène additionné de perméthrine. Nous suggérons aussi la pose, à chaque endroit stratégique, d’appâts à base de d’hexaflumoron (interne) ou de diflubenzuron (externe).
- Dans tous les cas, nous ne recommandons l’utilisation que de produits certifiés CTB-P+ par la CTBA.
Le capricorne, il affectionne beaucoup les résineux, les atmosphères chaudes et humides. Un simple traitement aux sels de bore suffit pour protéger les bois d’œuvre.

La vrillette, un traitement préventif à base de sels de bore est nécessaire pour tous les bois.

Mémento des produits de traitements interdits en raison de leur dangerosité

- Les créosotes ou distillat de goudrons : Les traitements sont totalement interdits depuis 2008. Ils sont classés cancérigène.
- Le PCP (pentachlorophénol) Son utilisation est interdit aux particuliers depuis 1994. Il est très toxique. Il provoque des dermites, de l’hypertension et est foetotoxique. Il est classé cancérigène possible.
- Le Lindane : Ce produit est interdit depuis 1992. Il est très toxique et est classé cancérigène.
- CCA (Cuivre, Cadmium, Arsenic) : Ces produits associés sont interdits en France depuis 2008.
- L’aldrine : Ce produit est classé cancérigène possible pour l’homme. Son usage est interdit en France.

Les autres produits moins toxiques à utiliser avec précaution

- Les pyréthrinoïdes de synthèse : Elles ne représentent pas de risques réels pour la santé, mais elles sont nocives pour l’environnement si elles se retrouvent dans l’eau.
- Les Triazoles : Ce sont des fongicides de types tébuconazole ou propiconazole. Ils sont utilisés en charpente, planchers et menuiseries extérieures. Le tébuconazole possède un facteur de sécurité plus élevé que le propiconazole.

Les traitements curatifs écologiques

Ils sont peu nombreux, chers et d’une efficacité relative.
De l’avis de beaucoup, que nous partageons, il vaut mieux choisir – dès le départ – des essences naturellement protégées : Chêne, châtaignier, robinier, mélèze, douglas, cèdre.

Notons toutefois, parmi les traitements curatifs écologiques dont les résultats sont acceptables :

Les sels de Bore

Généralement passés en badigeon ou en pulvérisation, ils confèrent aux bois des propriétés insecticides, fongicides et ignifuges.
Le fait que ce traitement soit très facilement lessivable ne permet pas un traitement efficace en extérieur.
Pour pallier cet inconvénient certains professionnels ont recours à des fixateurs, des vernis, des lasures ou à des stabilisateurs tel le cuivre ou le zirconium. Ces traitements-ci sont passablement onéreux et s’avèrent malgré tout d’une toxicité non négligeable.

Le traitement aux sels de Bore en autoclave

L’idéal serait d’administrer ces sels de Bore pour traitement des bois en autoclave, ce qui leur confèrerait une protection pour les risques de classe 1, 2, 3, et 4. Mais le coût prohibitif d’un tel traitement et le bilan carbone de ce procédé semblent ne pas être en adéquation avec la nature du risque à éviter.

La rétification

C’est un autre traitement qui peut permettre une protection correcte.
Il s’agit-là de sécher le bois entre 180 et 280°C. A ces températures, sa composition chimique est modifiée et les essences qu’il contient deviennent imputrescibles, hydrophobes et insensibles aux insectes…sauf aux termites.
Les gros inconvénients de cette technique, c’est d’une part qu’elle diminue considérablement les qualités mécaniques du bois mis en œuvre et qu’elle est très énergivore.

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